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LA FRANCE CRUE

LA FRANCE CRUE

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Comment on a vaincu Hodgkin en famille

Comment on a vaincu Hodgkin en famille

Il y a un peu plus d'un an, on a annoncé à Lara qu'elle avait la maladie de Hodgkin, un cancer du système lymphatique. Depuis, toute sa famille a complètement revu son alimentation et Lara est guérie. On lui laisse le clavier !

Comment on a vaincu Hodgkin en famille

Amis du cru, salut !


C’est moi Lara, deuxième hôte sur la route de Camille et Thomas dans le sud de la France.

J’ai 21 ans, je vis chez mes parents et je viens de commencer une formation en photojournalisme, un peu pour changer d’air et beaucoup pour rafraîchir mes idées.

L’année dernière à la même heure, j’allais de chambre stérile en cabinets médicaux, avec plus de tuyauterie que de poils sur le corps. Mon deuxième mois de chimiothérapie s’achevait péniblement, mais sur la bonne nouvelle d’une rémission précoce.

J’avais vaincu Hodgkin et son cancer du système lymphatique, mais signé pour six mois avec Big Pharma et son protocole thérapeutique. A l'époque de cette décision, je ne savais pas que tant d’autres solutions d’accompagnement de la maladie s’offraient à moi et je m'étais résolue à poursuivre les traitements allopathiques.

"Surtout, ne changez rien"

Pourtant, ma mère commençait déjà à découvrir, au fil de nuits de recherches, des moyens efficaces et naturels pour soutenir ma santé.

Une sacrée foutaise d’après les médecins qui me suivaient et préconisaient de « ne surtout rien changer à nos habitudes, ne pas se poser trop de questions ». Ben voyons ! Comment ne pas remettre ses acquis en question quand un tel bouleversement ébranle une famille sans antécédents génétiques ?

Très vite, parallèlement à mon suivi à l’hôpital, j’ai consulté des médecins et professionnels de la santé hors formatage hospitalier. Je me suis intéressée à une approche de la maladie plus holistique que fataliste, avec le Pr Joyeux comme noble référence.

Au fil de notre cheminement, nous avons révolutionné nos habitudes de consommation. Les courses à Carrefour et le barbecue du dimanche (brrrr) ont tourné en apéro-jus, salades de toutes les couleurs et réduction du gluten, lactose et produits transformés, le tout en quelques mois seulement.

Quand je repense à tout ce qui a changé dans ce laps de temps, je ne peux être que fière et heureuse de tout le travail de prise de conscience que l'on a accompli en famille, tant sur l'alimentation que sur des aspects bien plus larges de considération de la vie et des facteurs de santé et maladie.

On a véritablement découvert plein de choses nouvelles d'un coup, du curcuma sous forme autre que son pot Ducros aux vertus des jus de légumes, et nous avons adopté l'hygiène de l'alimentation vivante presque aussi rapidement. Un tournant qui est bien plus qu'un simple choix alimentaire.

Antibiotiques et lait micro-ondé


J'ai retrouvé la grande forme bien plus rapidement que prévu et recommencé à côtoyer les cours de tennis à peine trois mois après la fin de la chimio. Mon père attribue directement la disparition de ses vieilles tendinites à son dévolu sur les jus, ma mère s'est lestée de quelques kilos et boutons et mes petits frères tombent malades bien moins souvent.

Bien sûr, il faut aussi prendre en compte un bon sommeil, le sport, nos pensées, l'air qu'on respire… Mais l’alimentation oriente largement l’état physique et psychique. Moi qui ai été élevée à l'antibiotique et au lait au micro-ondes, qui me suis longtemps construite dans le déni de mes émotions profondes et qui était abonnée aux nuits de cinq heures, j'ai pu mesurer toute l'importance d'une alimentation adaptée à la physiologie. Mettre du gasoil de pétrolette dans un diesel, ça n'a jamais rien donné, même si la carrosserie est impeccable et les bougies neuves...

Le choc de la maladie, grande absente dans la famille, nous a donné la chance de tout revoir, de repenser tous les aspects de notre vie et de comprendre ce qui avait pu mener à une telle absurdité que de me voir chauve et dépossédée de toute énergie à vingt ans.

Aujourd'hui le micro-onde a été remplacé par un extracteur de jus, la cocotte par un vitaliseur (cuisson vapeur douce, parce qu’on n’est pas puristes), le garde-manger est plein de dizaines de sortes de graines et noix. On a nos germoirs, des bacs à fruits et légumes, de nouvelles petites habitudes et recettes, et la dernière fois qu'on a mis les pieds dans une grande surface, c'était pour une clé USB. Notre potager et la Biocoop locale comblent tous nos besoins.

C'est une chance pour moi de vivre ça avec ma famille. J'ai trois petits frères et un papa qu'il ne fallait pas contrarier dans son auge, et même si l'on ne mange pas tout cru, la transition alimentaire a finalement été très bien accueillie et des plus bénéfiques pour tous, car sans aller au McDo, on partait quand même de loin.

Ne manque que les grands-parents à finir de convaincre... Les vieux, on le sait bien, ça prend le temps. Quand ils liront mon livre en écriture sur cette folle traversée..!


On a été ravissimes de recevoir ces deux super France-trotteurs qui, je n’en doute plus, vont changer les mœurs par leur exemple raisonné et leur entrain à la simple beauté de la vie !

Au plaisir de vous recroiser sur une route de la permaculture peut-être...

Crulinairement,

Lara