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LA FRANCE CRUE

LA FRANCE CRUE

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Journal de bord : Ma première semaine crue

Journal de bord : Ma première semaine crue

Aujourd'hui, nous laissons le clavier à notre amie Juliette qui a testé une semaine (presque) 100% raw food !  

Un peu plus d’un an, peu de temps après avoir rencontré Camille, j’aperçus sur son bureau une carte du restaurant « Quarante Deux Degrés ». Je n’avais alors aucune idée de la signification de ce nombre étrange.

Journal de bord : Ma première semaine crue

Des mois plus tard, je foule la porte dudit restaurant, où j’apprends que le cru n’autorise qu’une « cuisson » jusqu’à 42 ° afin de conserver au mieux les nutriments. Me voilà éclairée. Je repense à Camille et son tour de France cru, et passe la soirée à regarder sa web-série avec grand intérêt. Ne voyant pas les heures passer, je m’endors, bercée par la voix d’Irène Grosjean, avec une certitude : demain, je me lance !

Récit d’une première semaine en terre inconnue.

Jour 1

Après un petit-déjeuner composé de fruits, habitude que j’avais prise depuis peu, je m’attaque pour le déjeuner à mes premiers maki crus, inspirés par La France Crue bien sûr. J’achète des feuilles de nori, des carottes, du sésame, du concombre… Le coup de main est difficile à prendre et j’espère m’améliorer… Je ne constate pas de sentiment de faim pendant l’après-midi. Le soir, petit écart car je dîne au Freegan Pony, cantine végétarienne qui utilise des invendus de Rungis (parisien-enes, foncez-y !). Je m’endors après une journée pleine d’énergie.

Jour 2

Petit-déjeuner de fruits. Je regarde ma cafetière avec envie, mais résiste. Le midi, je prépare un taboulé de chou-fleur agrémenté de graines germées, graines de courges, carottes, tamari… Je m’autorise des poignées de fruits secs à 11h ou pour le goûter, même si je constate que la satiété vient de plus en plus rapidement. Je ne me jette plus à mon retour des cours sur une baguette de pain et du beurre et je sens que mon corps commence à se réguler. Le soir, après mon premier cours de yoga (la semaine d’une révolution, vous dis-je…), je me contente d’une banane et de dattes et vais au lit, reposée.

Jour 3

J’expérimente le « pudding » aux graines de chia pour le petit-déjeuner, graines que j’ai laissé tremper la veille au soir dans du lait de riz. Je rajoute quelques morceaux de banane et du chocolat (horreur, j’apprends par la suite qu’il est torréfié donc… non cru !). Pour le midi, je déjeune une salade composée (chou frisé, pommes, sésame, concombre, carotte…). Le soir, je dîne en vitesse d’une pomme et d’amandes. Je touche à peine au verre de vin rouge que je commande ensuite, sentant un rejet de la part de mon organisme.

Jour 4

Aujourd’hui, je travaille toute la journée. Je dois m’organiser pour le repas du midi, ayant une pause très réduite. Je me contente de deux bananes, quelques noix et un morceau de pain de graines germées. Le soir, je rentre, épuisée par une journée harassante et me jette sur des pâtes, péché ultime. Camille m’avait prévenue d’une envie irrépressible de féculents, signe que mon organisme profite de mon regain d'énergie pour éliminer les résidus de mon alimentation habituelle. Peu après avoir dîné, je ressens des ballonnements et des maux de ventre…

Oh la belle salade : )

Oh la belle salade : )

Jour 5

Bénévole au Freegan Pony, je grignote au cours de la journée des légumes crus (la blette, un délice !) et quelques noix n’ayant pas eu le temps de me préparer quelque chose. Le soir, écart car je dîne le repas préparé : soupe de légumes, puis couscous aux légumes confits et fenouil. En dessert : carrot-cake ! Un joli festin, préparé à partir d’aliments destinés à la poubelle.

Jour 6

J’anticipe la journée de travail qui m’attend et me fais un petit-déjeuner complet : avocat écrasé sur du pain aux graines germées, dattes, pudding de chia, jus d’agrumes pressé… qui me tient jusqu’au soir ! Pour le dîner, je prépare une salade avec de la pomme, des agrumes, de la mâche, du sésame... J’apprends à apprécier la saveur des aliments crus et je ne ressens pas le besoin d’agrémenter avec une sauce.

Jour 7

Après un petit-déjeuner de fruits, je file au travail. Le midi, panique, plus de légumes ! J’avale du riz en vitesse. Le soir je dîne au Freegan (oui, j’y passe désormais tout mon temps) d’une soupe, d’un écrasé de pommes de terre au fenouil et d’une purée de kiwi chaude, association peu commune mais réussie.

 

 

Le Freegan Pony à Paris (Maude.Photography)

Le Freegan Pony à Paris (Maude.Photography)

Et c’est déjà la fin de ma semaine crue… Vraie révélation : ce mode d’alimentation fut en tout point bénéfique.

Moi qui me croyais condamnée à vie à la constipation, le cru m’a permis de retrouver un transit et un appétit régulés et a mis fin aux fringales de début de soirée. La lourdeur des repas cuits évaporée, j'ai ressenti une énergie folle et une bonne humeur contagieuses.

Après l’apparition en début de semaine de boutons dus à l'évacuation des toxines, ma peau est désormais purifiée. Mon sommeil est lui aussi apaisé. Je ne regrette pas mes écarts, dus à un manque de temps et d’organisation, car pour la première fois, j’ai senti les aliments qui me faisaient du « bien » ou au contraire ceux qui n’étaient pas bons pour moi. Et j'ai perdu environ 2 kilos. 

D’autre part, passer au cru fut pour moi « simple » car j’étais déjà habituée à cuisiner végéta*ien. Cependant je pense que le cru, avec un peu d’organisation, est adoptable par tous. Désormais j’estime manger environ 60-70% cru. Je ne me suis pas encore détachée du riz que j’adore, mais j'ai remisé les pâtes au placard, ainsi que le café, alors que je ne pouvais vivre sans il y a quelques semaines. Je le remplace désormais par des tisanes et parfois du thé.

Ainsi, une semaine de cru (avec écarts), m’a permis de me séparer d’une addiction et de me réconcilier avec mon corps... Que d’effets en si peu de temps !

Je tiens à remercier Camille, sans qui le cru serait resté pendant bien longtemps une nébuleuse éloignée…

Et vous, prêts à sauter le pas ?

J'espère que cette expérience vous inspire ! Juliette s'est vraiment lancée en "freestyle", à l'instinct et de mon point de vue elle a dû commettre quelques erreurs classiques du crudiste débutant, notamment ne pas manger assez et ne pas trop prêter attention aux combinaisons alimentaires...

 

Pour celles et ceux qui souhaitent un petit coup de pouce pour se lancer, rendez-vous en coaching ;)